Phnom Penh est construite sur le site du Chatomukh: les Quatre Bras (ou quatre visages), au confluent du tonlé Sap, qui regarde vers les lointains temples d'Angkor, du tonlé Bassac qui se jette à la mer quelque part au Vietnam, et du Mékong qui ne fait que passer en effleurant les deux autres.
En ce moment, il déverse des trombes d'eau et fait gonfler le tonlé Sap qui inonde et fertilise les plaines rizicoles un peu plus au Nord.
En novembre, quand la saison des pluies cessera, le courant changera brusquement de sens, le grand lac se videra, avec lui les villages car tous les cambodgiens prennent la route pour se rendre à PP, célébrer la fête des eaux: Bon Om Tuk
Chaque province affrête une pirogue sculptée et une équipe de rameurs. Trois jours avant la pleine lune, le roi donne le départ des courses et des festivités!
Pour échapper au tumulte de la ville, rien de tel que de grimper le Wat Phnom, colline-sanctuaire où les phnom penhnois viennent prier, pique-niquer, dormir et regarder. Car l'heure est à la contemplation quand il fait si chaud.
Les motos, cyclos, tuk tuks et autres véhicules bigarrés tournent autour de nous dans un flux continu et je pense que ça va être sympa tout à l'heure, quand il faudra traverser...
Ici, on vient faire des voeux, les gens achètent encens et fleurs de lotus dont on plie joliment les pétales. On donne un petit billet à chaque statue de bouddha dans la pagode (le fameux p'tit billet cambodgien...), on achète et relâche des oiseaux en pensant fort à ce qu'on voudrait obtenir.
Enfin la libération est de courte durée car il y a évidemment une combine: les oiseaux sont domestiqués et attendent tranquillement dans les arbres que le propriétaire viennent les chercher!!! Mais le geste reste esthétique à défaut d'être spirituel :)