lundi 30 mars 2015

mardi 24 mars 2015

La métamorphose commence!

Après un trimestre d'attente, les travaux débutent enfin avec une équipe de polonais ne parlant pas un mot de français (très pratique n'est-ce pas…) mais qui a l'immense qualité d'être "présente"!! Et efficace… Au bout d'une journée: 











Visiblement, les plombiers polonais ne carburent pas uniquement à l'eau minérale :)






Pour la paix intérieure et la paix dans le monde

Le magasin bleu était la salle de prière bouddhique de l'association Lama Gangchen pour la paix dans le monde créée par la femme de Mr NAYIR, le propriétaire.

Plein de bonnes ondes!!!!!!!!!!!!!!!!!!



Et des srivatsa sur tous les drapeaux… Si ce n'est pas un signe!




Un magasin bleu

Quand je suis revenue à Paris, un peu résignée, j'ai regagné mes quartiers, en l'occurrence celui de la Place d'Italie. 

Cela fait 2 ans maintenant. Je travaille chez les gens, je me déplace:  à pied, en bus, en vélo. Je m'accorde un quart d'heure entre chaque patient. Je tiens encore la forme mais ce rythme m'épuise…

Un jour, j'ai rencontré Mr HUBEAUX. Il se battait depuis longtemps déjà contre la maladie. Lucide. Fort. Prévenant. 
Durant l'année où je l'ai accompagné, jamais je ne suis sortie de chez lui sans qu'il ne me lance un sympathique "faites attention sur la route"!! Formule magique pour éloigner le danger? pour nous autres, inconscients de notre propre fin… 
C'est justement sur sa route que j'ai découvert en juin 2014 une vieille boutique à vendre: un magasin bleu dans une rue déserte. Un magasin bleu juste fait pour moi.

Mr HUBEAUX est parti le 7/02/15, ses cendres sont quelque part dans la montagne et nos discussions sur la littérature et la botanique bien au chaud dans ma mémoire. 


L'histoire du magasin bleu commence et sera toujours associée à cet homme formidable.

lundi 21 janvier 2013

En attendant le bac

De l'autre côté des quatre bras, en face de Phnom Penh, la vie rurale n'a pas changé depuis des décennies. On oublie les tours, la circulation frénétique et dans le silence d'Arey Ksat, on prend soudain conscience du tumulte quotidien dans lequel on a l'habitude de vivre.
Le long du Mékong, il y a un millier de choses à observer. Le fleuve nourrit et génère tout un tas d'activités, du dragage de sable au vendeur de chips sur les embarcadères, en passant par la culture de ces berges fertiles qui s'érodent malgré tout à chaque saison des pluies.
Au détour d'un village, on s'arrête dans une maison de tissage traditionnel. Madame a ses vers à soie personnels, qu'elle élève avec amour!! :) 
Y'a plus mignon mais c'est magnifique ce qu'on peut faire avec de la bave de larve!
Perchée sur le métier à tisser, l'inspectrice des travaux finis...

Sur la berge, les pêcheurs nomades démêlent les filets et écaillent le poisson.
Ils préparent le prahok: condiment traditionnel khmer fait de pâte de poisson salé et fermenté pendant des semaines. Autrement dit, c'est du poisson pourri!! Et ici, on adore ça!!
Tata leur achète un sac entier de têtes de poissons pour le jardin, il paraît que c'est un engrais naturel fabuleux...Mais avec cette chaleur, il est entendu que, comme pour les durians, on attache le tout sur le toit de la voiture...
Embarcadère pour Chrouy Changvar

Il n'y a pas d'heure pour traverser, on attend juste que le bac soit plein: motos, tuk tuk, voitures, remorques, bonzes, travailleurs, militaires, touristes, bébés, poulets, vaches...Tout le monde est logé à la même enseigne!
Maintenant, il est temps de partir; à regret, comme toujours quand on quitte un lieu qu'on habite.
Ou un fleuve qui nous habite comme le dit si joliment A.Chedid :)

mercredi 16 janvier 2013

Little India


A Singapour : 77% de chinois, 14% de malais, 9% d’indiens.
Cette communauté est présente depuis la fondation de la ville ; Raffles était après tout membre de la British East India Company à laquelle étaient rattachés les Straits Settlements dont faisait partie Singapour (avec Penang, Pangkor et Malacca).

Comme la communauté chinoise, la communauté indienne venue chercher du travail dans ce comptoir anglais s’est organisée. Autour de Serangoon Road, le cœur de Little India, religieux, riches commerçants, simples travailleurs, soldats, prisonniers, intouchables se côtoient.


Les indiens de Singapour sont majoritairement originaires du sud de l’Inde : le Tamil Nadu.
La ballade est un vrai plaisir pour les sens; les petites boutiques colorées étalent mets, fleurs et épices qui embaument l'air...sur un air de Bollywood!!


A la tombée de la nuit, les temples hindous s'animent. Les familles affluent en habits traditionnels, une musique extrêmement grave rempli l'espace et la myriade de déités assises sur les toits semblent prendre vie.

On trouve autant de temples hindous que de mosquées dans le quartier, Arab street n'est d'ailleurs pas loin! Mais à Singapour, Arab désigne les musulmans du coin c'est à dire les malais et indonésiens. 

La jolie résidence de Tan Teng Niah, villa chinoise du début du siècle.
Repeinte dans les années 80...On aurait pu le deviner :)
J'ai à peine le temps d'avaler un délicieux masala dosa qu'il est déjà l'heure de partir...
Même pas eu le temps de siroter un Singapore Sling au Raffles Hotel...
Mais c'est bien, il me reste tant de choses à voir et à faire que j'ai déjà envie de revenir dans cette ville aux multiples facettes qui fait vibrer autant qu'elle effraie.